J'ai assité ensuite à un deuxième débat sur le thème de la "santé financière" de la France. Ce débat était
mené par Eric Woerth, Ministre du budget et Didier Migaud, Député PS, président de la commission des finances de l'Assemblée Nationale.
Eric Woerth
Le déficit de l France est important car il y a une baisse des recettes, due à une forte baisse de l'impôt sur les sociétés et de la TVA. En même temps, il y a eu une hausse des dépenses
publiques. En effet, la relance est concentrée sur l'investissement. L'endettement global de la France (public / privé) est dans la moyenne des pays industrialisés (180% du PIB en France et en
Allemagne)
Il est attentif au déficit structurel, qui est à combattre par des réformes. Pour réduire le déficit structurel, il faut de la croissance et la maîtrise des dépenses publiques.
Didier Migaud
Il faut maîtriser la dépense publique. Mais il estime un gaspillage important en se privant de recettes. (30 milliards € privés depuis 2002)
Plus on augmente l'endettement, plus on augmente la charge de la dette.
Il est important de ne pas se priver de recettes tant que la situation n'est pas rétablie.
EW : Pour répondre au déficit structurel, il faut changer structurellement. (formation, retraites, assurance maladie, etc...)
diminuer les impôts est un choix car il pense que l'argent est mieux dans l'entreprise. Cela permet des investissements donc de l'emploi, donc des impôts. Il faut augmenter les impôts par
l'activité et non par les taux.
Il souhaite un endettement public de qualité.
=> utilisons-nous cette cris pour se réformer ?
DM : TVA, paquet fiscal etc... sont financés par une aggravation du déficit. A-t-on les moyens de baisser les impôts ?
les niches fiscales ont explosé d'après la cour des comptes, on ets passé de 50 à 72 milliards €.
J'ai trouvé ce débat intéressant, mais il y avait une absente de taille : l'Europe. pas à un seul instant il n'a été question de fiscalité européenne. J'ai demandé à Eric Woerth en partant
pourquoi ? Il m'a répondu qu'effectivement la taxe carbone serait très utile si elle était mise aux frontières. Certes ....
Par Pascal Durand
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Dimanche 20 septembre 2009
J'ai assisté à ce beau débat mené par Mgr Barbarin (Cardinal Archevêque de Lyon) et Tadeusz MAZOWIECKI (premier 1er ministre non communiste de Pologne). ce débat est visible en ligne sur le site du forum
La question qui est sous-entendue est celle de l'accès aux archives. Qui mettre en cause ? Les agents ? les responsables des services de sécurité ? M. MAZOWIECKI avec son gouvernement a mis en
place la politique du "gros trait" : on ne s'acharne pas. On maintient la mémoire, mais sans la division.
Tadeusz MAZOWIECKI (transcription la plus fidèle possible de ses paroles) :
Comment peut-on oublier pour pardonner ? Il fallait prendre en compte la situation réelle en Pologne quand nous (Solidarnosc) avons pris le pouvoir. Nous avons toujours pensé qu'il fallait prendre
en compte la situation économique de la Pologne.
Nous avons fait des efforts pour demander à légaliser Solidarnosc lors des tables rondes organisées en Pologne.
Le Grand Trait : faire un grand trait sur le passé pour regarder vers le futur. Il faut regarder en avant en tenant compte des responsables du passé. Il faut commencer quelque chose.
Nous avons parlé de perspective démocratique pour les gens qui vivaient dans notre pays. 2 millions de personnes appartenaient à un parti communiste. 500 000 personnes étaient liées à un parti
communiste. Il fallait prendre en compte le futur et le moral.
Il y avait la crainte de la provocation contre la transformation mise en place. Des gens (services secrets notamment) pouvaient provoquer, aller contre le système de transformation. Nous étions le
début de cette transformation. En 1991, il y a eu l'événement contre Gorbatchev. Ce putch aurait pu arriver plus tôt. Nous avons fait ple maximum pour évitr la guerre froide.
Nouveau Commencement ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de jugement sur ceux qui ont fait le mal. Le jugement est la responsabilité de la Cour et
non pas du Gouvernement. Il y avait un aspect de jugement moral du passé, c'est le jugement des historiens.
Prise de position du gouvernement : cette nouvelle perspective de changement démocratique est offerte à tous, y compris à ceux de l'ancien système. Il fallait qu'ils sentent qu'il y a une place
pour eux dans le nouveau système de la vie démocratique. Il s'agit donc d'une révolution par l'évolution démocratique.
Il fallait éviter une situation dans laquelle il y aurait des citoyens de 2ème catégorie avec le changement de personnes au pouvoir.
Si on avait introduit la décomunisation par d'autres méthodes, celà aurait impliqué une responsabilité collective de la période précédente/
Il n'y a pas eu de contrôle pour accéder aux hautes fonctions. Le problème s'est posé plus tard.
Il est très difficile de savoir dans quelle mesure les changements intervenus en Pologne ont influencé les transformations dans les autres pays. Si ce changement s'était arrêté, il y aurait eu un
retard de changement dans les autres pays.
C'est pour cette raison que je considère ce chemin comme un succès. D'un point de vue moral, je pense que c'était le chamin juste. Nous avions prévus que nous utiliserions d'autres méthodes que le
régime communiste. C'est à dire un refus du règlement de compte.
Philippe BARBARIN:
Nous assistons à la situation du pardon pratique. Vous avez agi pour qu'il y ait ce pardon pratique.
L'oubli n'est pas le pardon, mais ça aide.
Le pardon n'est pas l'oubli.
Jusqu'à quel point faire mémoire ? Pour les chértiens, le pardon est la clé de voute de la vie cummune.
Comment le pardon peut-il être actif ? On n'efface pas tout. Que faut-il faire sur la vérité ?
Dans la justice, les choses doivent être dites.
Peut-on juger sans condamner ? (juger = sauver) La justice civile sait-elle juger sans condamner ?
Peut-on dire à quelqu'un "ce que vous avez fait est très grave, mais vous avez une place dans la société". Quand Jésus enseigne le Notre Père, il insiste sur un seul des 7 points : le
pardon. St Matthieu y consacre un chapitre entier.
Si vous ne pardonnez pas de tout votre coeur, vous ne pouvez pas avancer.
questions de la salle :
=> une psychothérapeute fait remarquer que la première génération (les victimes) oublie, la deuxième parle, la troisième revient en arrière. C'est ce qui se passe actuellement avec le
procès en coursz du général Jaruzelski.
réponse : Comment réparer symboliquement ? Il est important de parler, de communiquer. Poroposer le futur, ne pas rester dans le passé. Les blessures guérissent lentement, mai elles guérissent.
=> Le Nazisme a eu le procès de Nuremberg, pourquoi le Communisme n'a-t-il pas eu de procès ?
Sur cette question, je suis frappé par le fait que la douleur est très présent chez les jeunes générations qui ont grandi avec la loi martiale. La douleur est encore à fleur de peau.
Dans la constitution polonaise, nous rappelle TM, il y a une phrase qui introduit l'interdiction de la propagation du communisme.
Aller au devant de la vérité; c'est très difficile.
IL FAUT ENFIN AVOIR LE COURAGE DE LA VERITE !
Par Pascal Durand
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